Les Indonésiens consacrent en moyenne 2,5 fois plus d’argent au tabac qu'à l'éducation, et 3,2 fois plus d’argent au tabac qu'à la santé. En Indonésie, 58,3 % des hommes et 2,9 % de femmes fument. Le nombre des fumeuses est en augmentation régulière.
Traditionnellement jugé comme une pratique inacceptable, le tabagisme est aujourd’hui considéré comme moderne et « tendance » chez les femmes indonésiennes, en particulier dans les grandes métropoles.
L'Indonésie n'a ni signé ni ratifié la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLAT).
La législation actuelle interdit de fumer dans certains lieux publics tels que les bureaux, les hôpitaux et les écoles. La ville de Jakarta a édicté une législation qui interdit de fumer dans sa juridiction depuis février 2006.
Les produits du tabac sont lourdement taxés et représentent 95 % des produits des droits de consommation, soit 1,2 % du PIB.
Diffuser de la publicité en faveur du tabac à la télévision est interdit à certaines heures de la journée. Les messages publicitaires pour des cigarettes n’en restent pas moins très nombreux dans tout le pays De fait, en 2004, 50 % des panneaux publicitaires indonésiens étaient couverts par des publicités en faveur des cigarettes.
Les paquets de cigarettes vendus en Indonésie comportent des mises en garde sanitaires. Ces dernières doivent encore être mises en conformité avec les recommandations de la CCLAT relatives aux emballages et à l'étiquetage corrects des produits du tabac.
Sources : OMS, Euromonitor, ACS : Atlas du tabac (seconde édition), ACC (Alliance pour la Convention-cadre), FCA