Environ 50 % des hommes et près de 25 % de femmes consomment du tabac au Bangladesh. Les cigarettes sont appréciées surtout par les hommes, tandis que les femmes consomment des produits sans fumée, comme le tabac à chiquer avec de la chique de bétel (pan). Au nombre des autres produits du tabac populaires figurent les bidis et les hookahs.
Le Bangladesh a ratifié la Convention-cadre sur la lutte antitabac le 14 juin 2004.
Dans le cadre de son programme global sur la santé et la nutrition lancé en 2003, le gouvernement a fait du tabagisme sa cible, le décrétant facteur de risque modifiable dans la prévention des maladies non transmissibles. En mars 2005, le pays a franchi une étape importante en matière de lutte antitabac en votant la Loi Smoking and Tobacco Product Usage (Control) Act 2005 (loi de contrôle de la consommation du tabac), qui restreignait le tabagisme dans les lieux publics, y compris les hôpitaux, les écoles, les administrations, les aéroports et les cinémas. La loi a aussi imposé des restrictions draconiennes à la publicité pour le tabac dans les publications et sur les panneaux publicitaires, à la télévision, et dans les salles de cinéma. Les distributeurs de cigarettes ont également été interdits. La législation a exigé que les mises en garde pour la santé sur les produits du tabac occupent au moins 30 % de l'emballage et choisissent un message parmi les six avertissements qui existent. Les importateurs sont tenus de faire connaître au gouvernement les ingrédients de leurs produits. La loi a également permis la distribution de prêts aux paysans qui souhaitaient abandonner la culture du tabac au profit d'autres denrées agricoles.
Le 29 mai 2006, les Règles sur le Tabagisme et la consommation de produits du tabac (lutte antitabac) sont entrées en vigueur, fournissant des précisions sur les mises en garde pour la santé apposées sur les paquets de produits du tabac. Elles ont également interdit aux revendeurs de tabac et aux entrepreneurs de diffuser des publicités ou des prospectus pour les produits du tabac.
Le Bangladesh a une taxe indirecte sur les cigarettes (autant les produits roulés à la main que les produits manufacturés) et les bidis, et prélève en outre une taxe sur la valeur ajoutée sur les cigarettes.
Sources: : OMS, Bangladesh Anti-Tobacco Alliance (BATA, l’Alliance anti-tabac au Bangladesh)